World AI Cannes Festival (WAICF) 2026
Bilan : les points clés de Cannes | Bulbul
L’IA n’est plus un concept — c’est un déploiement.
Les 12 et 13 février 2026, au Palais des Festivals et des Congrès in Cannes, le World AI Cannes Festival (WAICF) a réuni des décideurs issus des pouvoirs publics, de l’industrie, de la recherche et de l’écosystème startup, autour de deux journées de conférences, de débats et de rendez-vous d’affaires, articulées autour d’une idée centrale : une IA ancrée dans le réel — des cas d’usage, des retours d’expérience et des méthodes réellement reproductibles.

Ce récapitulatif revient sur l’ampleur de l’événement, la qualité des intervenants et des institutions présentes, les quatre parcours du programme (Business, Governance, Next Tech, Health), ainsi que sur ce que les WAICF Awards cherchent à mettre en lumière.
Insight principal de Bulbul : le marché bascule de l’engouement pour l’IA vers le déploiement et la mise à l’échelle.
C’est exactement l’esprit capturé dans le cadrage éditorial du festival : l’enjeu n’est pas « ce que l’IA pourrait faire », mais comment nous la déployons de manière responsable, sécurisée et durable.
La promesse du WAICF le dit clairement : « Là où les acteurs du changement en IA rencontrent les leaders de l’industrie. » Et au-delà de la scène, cela reflète une dynamique institutionnelle plus large : soutenu par des partenaires territoriaux clés (dont le Département des Alpes-Maritimes et Cannes Côte d’Azur) et organisé sous le Haut Patronage du Président de la République française— un signal que l’IA est désormais traitée comme une priorité économique et d’intérêt public, et non comme une tendance.
Pour Bulbul, c’est exactement la raison de notre présence : capter ce qui marche, ce qui ne marche pas, et ce que cela implique pour construire des systèmes de croissance qui ne se contentent pas d’avoir l’air intelligents — mais qui performent dans le monde réel.
Intervenants, participants & exposants du WAICF 2026 : pourquoi le line-up compte
Le WAICF 2026 n’est pas conçu comme un événement de « tech talks », mais comme un marché de décideurs. Le format annonce la dimension : environ 10 000 participants, 320 intervenants internationaux, 250 sessions et 220 exposants.

Mais le véritable indicateur, c’est le profil des voix sur scène. Ici, on n’entend pas « l’IA en théorie ». On entend l’IA portée par des organisations qui façonnent les budgets, les standards, les infrastructures, la confiance et l’adoption — Meta, NVIDIA, Mastercard, Salesforce, IBM, LinkedIn, WPP, Wells Fargo (et bien d’autres) — ainsi que des institutions publiques et internationales comme le Ministère estonien de l’Éducation et de la Recherche.
Cette concentration de noms n’est pas qu’une question de prestige — c’est un signal de marché. L’IA est entrée dans la couche « conseil d’administration / politique publique / sécurité / paiements / cloud » de l’économie. Quand ces marques partagent la même scène, la conversation ne porte plus sur « ce que l’IA pourrait faire », mais sur la manière dont l’IA est déployée sous des contraintes réelles : réglementation, risque, cybersécurité, durabilité et impact business mesurable.
Et c’est exactement le type de salle dont Bulbul voulait apprendre, parce que c’est ici qu’on voit ce qui gagne vraiment sur le marché.
Programme & thèmes clés du WAICF 2026 : quatre parcours, une ère de l’exécution
Le WAICF 2026 n’a pas présenté l’IA comme un sujet futuriste — il l’a présentée comme une discipline compétitive. Le programme s’articulait autour de quatre axes industriels qui, ensemble, indiquent exactement la direction du marché.
- AI for Business est resté au plus près du terrain : comment les organisations déploient et mettent réellement l’IA à l’échelle — les cas d’usage, les proof-of-concepts et les leviers concrets qui transforment des « projets IA » en valeur business.
- AI Governance a abordé la couche la plus exigeante, celle qui distingue désormais les acteurs sérieux : éthique, transparence et conformité — non pas comme une case à cocher, mais comme le socle de la confiance et d’une innovation durable.
- The Next AI Tech a pris de la hauteur sur les moteurs de la prochaine vague : LLM, IA agentique, robotique, calcul haute performance et quantique (des percées qui redéfinissent déjà ce que signifie « capacité IA »).
- Et le Health AI Summit, placé sous le patronage de la European Society for AI in Health (ESAIH), a présenté des applications concrètes en santé — de l’imagerie et la médecine prédictive à la prévention personnalisée et à l’optimisation des parcours de soins.

Ajoutez l’ampleur de l’événement — 220 exposants — et la conclusion devient simple : il n’est plus question du « potentiel » de l’IA. Il s’agit de qui sait livrer de manière responsable, gagner la confiance et passer à l’échelle.
C’est précisément là que Bulbul intervient : transformer la stratégie en systèmes mesurables — CRM, automatisation et moteurs de croissance qui tournent vraiment. Si vous en êtes à ce stade, c’est notre terrain : https://bulbulagency.com
Keynotes & panels du WAICF 2026 : les intervenants qui ont rythmé ces deux journées
Le WAICF 2026 n’avait pas besoin de convaincre qui que ce soit de son sérieux. Le programme s’en est chargé.
Il s’est ouvert avec des keynotes institutionnelles de David Lisnard (Maire de Cannes), Charles-Ange Ginésy (Président du Département des Alpes-Maritimes) et Anne Le Hénanff (Ministre déléguée à l’Intelligence artificielle), donnant le ton : ce festival n’est pas une « hype IA ». Il parle d’une IA au service des territoires, de la compétitivité et de la gouvernance.

Puis, au fil des quatre parcours, le programme a enchaîné des sessions avec des noms qui ne viennent que lorsque l’événement a un vrai poids :
AI for Business s’est concentré sur le déploiement et l’impact opérationnel — avec Eric Enselme (Executive Fellow, World Economic Forum) sur la transformation du travail par l’IA et les cobots, et Michele Centemero (EVP Services Europe, Mastercard) sur l’automatisation agentique qui redessine le commerce digital. Ce n’est pas de « l’inspiration IA » ; c’est de l’exécution à l’échelle entreprise.
AI Governance est l’endroit où le festival a montré toute sa profondeur. Une keynote de Clara Chappaz (Ambassadrice pour l’IA et le numérique, Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères) sur le leadership européen en matière d’IA dans un ordre mondial mouvant, suivie d’un panel de haut niveau sur la diplomatie technologique et la démocratie réunissant Francesca Rossi (Présidente du Comité d’honneur, WAICF), Brando Benifei (député au Parlement européen) et Paul Nemitz (Professeur au Collège d’Europe ; ancien conseiller principal à la Commission européenne). Ajoutez Dr Kristina Kallas (Ministre estonienne de l’Éducation et de la Recherche) sur l’éducation et la croissance cognitive — et l’on comprend que la gouvernance n’est pas un sujet annexe. C’est le socle.
The Next AI Tech s’est projeté vers la suite, mais avec des personnes qui façonnent réellement l’écosystème : Pascale Fung (Senior Director, Meta) sur une IA capable de comprendre le monde humain ; une session sur les world models avec James Massa (Senior Executive Director, JP Morgan Chase) et Bijit Ghosh (Managing Director, Wells Fargo) ; et une question d’infrastructure sans détour — « Do the chips run the world? » — avec Ziv Ilan (NVIDIA). Quand le calcul entre à l’agenda à ce niveau, on ne regarde pas une tendance. On assiste à un basculement de puissance et de capacité.
Et le Health AI Summit est resté très concret : Costanza Carissimo (Cathay Innovation), Stefania Marcoli (AstraZeneca), et d’autres, explorant ce qui transformera réellement la santé — de l’imagerie et la médecine prédictive à la prévention et aux parcours de soins.
Ce qui a rendu l’ensemble encore plus fort, c’est que le festival ne s’est pas limité à la scène. En dehors des salles, les exposants ont transformé les promesses en preuves — via des démonstrations en direct et des demo stages conçus pour rendre les produits tangibles, pas théoriques.
En bref : WAICF 2026 a donné l’impression d’un lieu où celles et ceux qui construisent, régulent et déploient l’IA étaient tous dans le même bâtiment — et c’est exactement pour ça que nous sommes venus.
Insights Bulbul au WAICF 2026 : de la hype IA à la mise à l’échelle
WAICF 2026 a confirmé quelque chose que nous ressentions déjà depuis un moment : l’IA a dépassé la phase « wow » et est entrée dans la phase d’exécution. À travers le business, la gouvernance, la tech de nouvelle génération et la santé, le même schéma revenait : les gagnants ne seront pas ceux qui ont le discours le plus fort, mais ceux qui savent déployer, mesurer et passer à l’échelle sous des contraintes réelles — la confiance, la conformité, la sécurité et des utilisateurs réels.

Trois signaux « du terrain » que l’on retient :
- La gouvernance n’est plus séparée de la performance — les organisations qui vont le plus vite sont celles qui intègrent la confiance et la responsabilité dans la livraison.
- L’IA agentique s’accélère, mais la plupart des équipes reconstruisent encore les fondations : qualité des données, sécurité et maturité opérationnelle.
- L’écart se joue sur l’exécution, pas sur l’inspiration — l’avantage revient désormais à celles et ceux qui transforment la capacité en résultats reproductibles.
Pour Bulbul, l’enseignement le plus précieux a été d’observer comment les organisations les plus solides envisagent l’IA comme un système (personnes + processus + infrastructure + responsabilité), et non comme une fonctionnalité. Nous sommes repartis avec une conviction renforcée dans notre approche — construire des systèmes de croissance et de CRM propres, mesurables et prêts pour l’automatisation — et une promesse claire à nos clients : nous ne courons pas après les tendances ; nous traduisons ce qui fonctionne déjà au plus haut niveau en performance dans le monde réel pour des marques qui veulent grandir.

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